à peine revenus du Canada que nous sommes déjà dans les préparatifs pour partir avec le transsibérien. Certains personnes de notre entourage ont dû mal à comprendre comment et pourquoi on dépense note argent dans les voyages. Tout le monde a des priorités différentes et ça c'en est une pour nous.
On a pas de voiture et on achète pas des tonnes de fringues, chacun son truc.
Aujourd'hui, on a franchi une étape, on a acheté nos billets d'avion :-)
Munich => Moscou
Shangai => Paris
Il nous reste plus qu'à acheter les billets de train pour aller de Moscou à Shangai.
Nous voilà de retour après notre séjour au Québec. Comme d'habitude, on ne voulait pas repartir... Nous qui ne sommes pas des fanas éperdus des animaux, on est tombé amoureux de nos chiens. C'est sûr que passer 5 jours avec eux, ca rapproche. Les brosser, leur parler, leur mettre leur harnais, les câliner etc...
Le vol commencait bien avec les mesures de sécurité où on arrêtait pas d'essayer d'imiter le steward quand il disait "sorties de secours". Autant dire que ca commencait bien. Point de vue compréhension, on avait dû mal parfois.
A-t-on vraiment eu de la misère à jaser avec les québecquois? Pantoute! Tabernak! Je m'en va pogner une tarte aux pacanes chez le dépanneur, et je dormirais dans mon sleep après avoir checker les breaks de mon char. J'espère que demain y aura pas de slash, sinon je te prendrais ton ski-doo. :-) Où est mon chandail? Il est plus dans ma sacoche. Je l'ai emmené chez le nettoyeur, après avoir utilisé la drill hier.
Mais avant cela, nous avions fait une petite halte dans la ville de Québec, très jolie, romantique à souhait... et enneigée aussi.
Là-bas il te donne la température réelle et la température ressentie (à cause du vent). Ca peut donner du -15 température réelle, -27 température ressentie, hihihi. On a mangé notre tire-sur-la-neige, notre wapiti et fait de la luge. Visité le château Frontenac et acheté une chapka à la canadienne (j'ai pas osé le béret à la Davy Crockett, de toutes façons ca cachait pas les oreilles)
Le château Frontenac
Le château Frontenac et le St Laurent
Des fous sur le St Laurent Après ca, nous sommes partis pour Girardville, non loin du lac St Jean, à plus de 4 heures et demi de voiture de Québec, direction le Nord. Là-bas, ton portable ne capte pas, mais t'es quand même loin de chez les Inuits.
Le lac Croche Le premier jour, rencontre avec les chiens dans le chenil. Plutôt vous dire, que personne ne voulait y rentrer vu la quarantaine de chiens énervés qui étaient à l'intérieur. Ils s'imaginaient tous qu'on allait les emmener faire un tour, alors ils faisaient les beaux et tout. Mais c'était une feinte, on était juste là pour savoir qui allaient être nos chiens et nous entrainer à mettre des harnais hihihi :-) Et éviter de se faire pisser dessus par les chiens... comme c'est arrivé pas moins de 3 fois à un de nos collègues apprentis-trappeurs.
L'après-midi seulement on est parti avec eux pour apprendre à les diriger. Pas de la tarte. Il y a eu une avalanche de chutes, Brice a même dû aller retenir le traineau de quelqu'un qui était tombé dans un trou qui restera désormais gravé dans nos esprits comme "le trou de Jacques". Bien qu'il y ait eu encore la chute de deux autres après lui... dans ce même trou.
J'arrivais à prendre des photos quand on avançait :-) La pro!
Les quatre jours suivants, Brice les a plus passés avec Épice, Utah, Alouk et Kamik qu'avec moi. Quand à Éliote, Tesline, Taïga et Shadrak, ils étaient à mes côtés.
On a réussi à maîtriser le "couche-toué" (en québecquois) ou alors le "Shadrak tais-toué" (version polie). Le Shadrak criait à la mort parce que c'est toujours lui que j'accrochais en dernier au traineau. Il voulait tellement courir qu'il perturbait les autres et serait parti tout seul avec le traineau d'ailleurs.
Les chiens nous écoutaient quand on leur disait de s'arrêter (la plupart du temps). Le "oh" marche mieux que le "p'tain tu vas t'arrêter bordel".
Ils tournaient la tête aussi vers nous, l'air de dire "On peut repartir maintenant?", ou "Euh, Sophie, explique-moi pourquoi on s'arrête là sans raison? T'es pas un tit peu folle?"
On a mis aussi un peu de temps à comprendre que dans le traineau de notre cher guide Fabien, il n'y avait aucun chien qui s'appelait "Câlice". (insulte en québecquois dans la phrase " 'sti de calice, tu vas avancer!").
Bref voici quelques photos des loulous :-) Vous allez en juger par vous-même.
Brice et ses chiens avec Épice à gauche
Mes chiens pendant la pause de midi. Eliote est à droite
Shadrak et Taïga au fond
Notre préférée Inca, parce qu'elle est vraiment trop mignonne
Sophie et Eliote
Brice sur son traîneau
Un campement
Brice a eu beau me dire qu'Éliote serait malheureux à Munich, je n'en suis toujours pas convaincue. Ben oui, à Munich, il y a moi, alors le froid, la neige et le reste... foutaises.
Brice verse sa petite larme à chaque fois qu'il voit le mot épice écris quelque part... bonne excuse pour ne plus faire la cuisine!
Après cette aventure, direction Montréal, où notre B&B était au milieu du Village, endroit très gay. On a visité la ville, pas très touristique à cette époque de l'année. On a fait du patin à glace sur le St Laurent, vu la vieille ville, le biodôme, la tour de Montréal, le stade olympique (où ma maman a vu les jeux olympiques de 1976) et manger notre dernière poutine!!!
On a ramené des souvenirs:
- pull à capuche de la marque canadienne Roots
- une peluche Caribou ;-p
- de l'huile faite à base de sapin (épinette) et de canneberges :-)
- des DVDs : Elvis Gratton, les Têtes à claque
- des CDs: les cowboys fringuants et Pellerin
- du cidre de glace
- et plein de truc à base de sirop d'érable (on a eu notre overdose)
Il va sans dire que nous avons déjà décidé que dans les années à venir, nous referons un raid avec les chiens, mais plus long. 15 jours par exemple.